| Les massifs forestiers de l'Argonne au nord-ouest de Verdun |
Mais quand on ne trouve pas les bons gîtes là où on les espère, il faut, comme disait un bon stratège, "faire de l'adversité une force créative"!
L'état-major a donc modifié ses plans une fois sur le terrain.
Direction Verdun, l'Argonne et ses douces collines boisées. Près desquelles l'oeil exercé de Pascale, si ce n'est un heureux hasard, nous a rapidement permis de découvrir le Q.G. de nos rêves, à Aubrévillé, charmant village au bord de la Cousances, rescapé de la Grande guerre ainsi que son bel Hôtel-restaurant du Commerce, garanti d'époque.
C'est donc de là, chez les très sympathiques Patricia et Laurent Labrosse, que démarrera notre périple, le dimanche 3 août, par un court prologue d'une vingtaine de kilomètres. Lequel nous emmènera d'emblée vers un lieu historique, la tristement célèbre Butte de Vauquois.
Suivront, les lundi 4 et mardi 5, deux étapes en forme de pétale qui nous feront découvrir bien d'autres lieux et paysages chargés d'histoire, chacune nous ramenant à Aubrévillé. Après quoi nous prendrons la route du nord et descendrons la rive gauche de la Meuse pour rejoindre la citadelle de Montmédy au soir du mercredi 6 juin. Une étape d'un peu moins de 70 kilomètres mais sans réelles difficultés… si ce n'est que nous dormirons, cette nuit-là et la suivante (étapes 3 et 4), dans le bien nommé gîte d'étape Le Pigeonnier, au seuil même de la citadelle (traduisez: grimpette avant d'aller roucouler).
Et donc, après une petite boucle le jeudi 7 à partir de Montmédy vers le joli village-frontière de Torgny - à moins que nous ne poussions plutôt une pointe vers Avioth ou l'abbaye d'Orval - nous reprendrons le vendredi 8 la route d'Aubréville, pour une cinquième étape traversant l'un ou l'autre village rayé de la carte. Réservant ainsi à nos derniers efforts et aux plus courageuses et courageux d'entre nous, le samedi 9 août, l'ultime parcours en boucle vers l'ossuaire de Douaumont en passant par Verdun.
Peut-être, si vous en êtes, y trouverez-vous parmi ces milliers de braves, le nom de Joseph Guerre, du 146e R.I., mort en 1916 à 28 ans, tué par un patronyme bien lourd à porter.
| Une inscription lapidaire parmi des milliers d'autres: celui-là s'appelait Guerre, et la guerre l'a tué. |
Le tout pour un budget global qui ne devrait pas dépasser les 350 € par personne, selon notre officier-payeur Valérie. Laquelle ne tardera pas, bien sûr, à solliciter vos acomptes… Raiders, à vos rangs ! ^^J
P.S. N'hésitez pas à faire chauffer votre clavier pour nous envoyer des e-mails annonçant votre participation enthousiaste ou réclamant d'autres infos pratiques, en dehors de celles que nous distillerons encore sur ce blog d'ici fin juin…
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